Nos boys sont en Afghanistan.
Ils y sont pour soutenir qui et quoi?
Ils sont tellement appréciés qu'on en fait régulièrement sauter un...
Quand les retirerons-nous de cet enfer provoqué par les États-Uniens pour leur permettre de redevenir des casques bleus?
Ils pourraient en ces jours pénibles être déployés soit dans cette guerre oublié d'afrique centrale, soit à Haïti.
Haïti: ça ce serait une vrai mission et nos hommes de Valcartier pourraient y jouer un rôle prépondérant
lundi 18 janvier 2010
lundi 1 octobre 2007
L'inutile
C’est l’histoire d’un gars
Qui se lève le matin
Pis qui a toute sa vie devant lui
À peine vingt anspeut-être désabusé
Mais le matinal est informé
Depuis longtemps
Il a tout compris
Pour participer
À une autre de ces merveilleuses journées moroses
Vu sa situation
Ca coûte environ 50 balles
Au salaire minimum
C’est banal
Notre cher ami contribue
Tant bien que mal
À la criss de fabulation
Collective de la consommation
C’est le récit d’un gars
Qui malheureusement récite
Plus qu’il ne pense librement
À peine levé du litPrendre et gagner
Vendre et Acheter
1$ le journal, 5$ le déjeuner
Mélancolie du temps
Où on se disait encore être animal
Au lieu de chasser
Adorer un chapelet monnaies
Répéter des prières de crédit
Croire en la trinité
Amour, Argent, Prospérité
En l’allégeance du tiers monde
À ce sacrifice nécessaire
De tous ces pauvres gens
Pour le bien et le salut
Du grand empire capitaliste
Chrétien, endetté, crucifié
Mais toujours vivant
Un autre jour pluvieux,
Plus vieux d’un autre jour
Pour le fils de l’homme
Et pour sa rutilante voiture
On démarre la journée
D’un tour de clef
En banlieue comme à Montréal
Le super carnaval
Est déjà bien amorcé
7h, les bataillons de partout
Occupent déjà tous ponts
Et sur toute les routes
Des grandes métropoles d’Amérique
Les soldats du cash Forment de longues files
Ils défilent fiers
Jusqu’au lieu fixé
Par leur chef supérieur
Vaut mieux prendre journée de front
Ça pourrait être pire
Le gars pourrait être pris au fond du puit
En train de pourrir Quelque part sur un front
Autre qu’économique
Le gars pense que…
Nul part la vie est comique
C’est juste qui veut s’émanciper du code
Se libérer de l’emprise de la corde
La vie est une salope
Vaut mieux en être son bourreau
La désertion paraît
Tout à coup la meilleure solution
De son lit
Le gars regarde le plafond
Il n’y a pas vraiment drâme dans le fond
Sa mère; l’oisiveté
Pourrait le garder au lit aujourd’hui
Au chaud, enveloppé de négation
Le malade imaginaire
Devenu allergique au plastique
Souffre de la fièvre du foin
Suite à une nuit tragique, troublé
Tracassé par ses états bancaires
Il se décide à se soustraire
De toute activité mercantile
Et aujourd’hui se dit-il Je serai inutile
À demain chéquier
Je retourne me coucher
Qui se lève le matin
Pis qui a toute sa vie devant lui
À peine vingt anspeut-être désabusé
Mais le matinal est informé
Depuis longtemps
Il a tout compris
Pour participer
À une autre de ces merveilleuses journées moroses
Vu sa situation
Ca coûte environ 50 balles
Au salaire minimum
C’est banal
Notre cher ami contribue
Tant bien que mal
À la criss de fabulation
Collective de la consommation
C’est le récit d’un gars
Qui malheureusement récite
Plus qu’il ne pense librement
À peine levé du litPrendre et gagner
Vendre et Acheter
1$ le journal, 5$ le déjeuner
Mélancolie du temps
Où on se disait encore être animal
Au lieu de chasser
Adorer un chapelet monnaies
Répéter des prières de crédit
Croire en la trinité
Amour, Argent, Prospérité
En l’allégeance du tiers monde
À ce sacrifice nécessaire
De tous ces pauvres gens
Pour le bien et le salut
Du grand empire capitaliste
Chrétien, endetté, crucifié
Mais toujours vivant
Un autre jour pluvieux,
Plus vieux d’un autre jour
Pour le fils de l’homme
Et pour sa rutilante voiture
On démarre la journée
D’un tour de clef
En banlieue comme à Montréal
Le super carnaval
Est déjà bien amorcé
7h, les bataillons de partout
Occupent déjà tous ponts
Et sur toute les routes
Des grandes métropoles d’Amérique
Les soldats du cash Forment de longues files
Ils défilent fiers
Jusqu’au lieu fixé
Par leur chef supérieur
Vaut mieux prendre journée de front
Ça pourrait être pire
Le gars pourrait être pris au fond du puit
En train de pourrir Quelque part sur un front
Autre qu’économique
Le gars pense que…
Nul part la vie est comique
C’est juste qui veut s’émanciper du code
Se libérer de l’emprise de la corde
La vie est une salope
Vaut mieux en être son bourreau
La désertion paraît
Tout à coup la meilleure solution
De son lit
Le gars regarde le plafond
Il n’y a pas vraiment drâme dans le fond
Sa mère; l’oisiveté
Pourrait le garder au lit aujourd’hui
Au chaud, enveloppé de négation
Le malade imaginaire
Devenu allergique au plastique
Souffre de la fièvre du foin
Suite à une nuit tragique, troublé
Tracassé par ses états bancaires
Il se décide à se soustraire
De toute activité mercantile
Et aujourd’hui se dit-il Je serai inutile
À demain chéquier
Je retourne me coucher
APPEL
Je n’écris pas pour réconforter
et je ne raconte pas de roman
J’écris pour vous provoquer
par ce que ce que je ressens
Ce n’est pas rassurant
Est-ce ma condition précaire
qui me tressaille l’intérieur
Y a t’il une autre question
que la mort d’ailleurs ?
Y a-t’il plus grande énigme
que le paradoxe
de nos brèves existences ?
Si peut-être…
La raison pour laquelle
à chaque instant
quelqu’un s’applique
à nous le faire oublier
Au lieu de méditer
à la finalité de nos actions
Personnelles et collectives
On consomme à un rythme effréné
Sept milliards d’individus sensés
ont oublié de penser ensemble
ont omis la présence d’autrui
N’admettre aucune autre alternative
que la concurrence et la rivalité
Au moment même où l’on enterre
les grands systèmes idéologiques
et que se tarissent les sources d’inspiration
sociétaires et religieuses
L’émergence de l’individualiste fanatique
du capitalisme intégriste
marque le début d’une ère de destruction
La vague expansionniste
n’épargnera rien, pas même ta maison
Car tout a un prix
Ton silence y compris
Autour de moi
comme partout sur Terre
des gens pourtant forts et fiers
se dépossèdent volontiers de leurs valeurs
pour multiplier leurs possessions
Mystifiés par les médias de masse
qui scandent des discours abrutissants
sur le caractère essentiel
de centaines de biens et services
Nous comprenons parfaitement
le véritable choix
qui s’offre à nous comme à nos enfants
Capitaliser ou capituler
Participer ou périr
L’eugénisme monétaire fait partie intégrante
des politiques sanitaires
de nos bons gouvernements
Une doctrine nécessairement immorale
mais économiquement nécessaire
Maîtrisées par une élite suffisante
la science et la technologie
constituant Jadis
une source inépuisable d’espoir
n’a que multiplié les méthodes de domination
Au lieu d’apporter des solutions concrètes
au problème de la pauvreté et de la pollution
Elles demeurent subordonnées aux riches corporations
qui en font usage pour leur seul bénéfice
sans aucun discernement
La victoire de la démocratie sur la tyrannie
n’a pas fait de nous des êtres plus libres
On a troqué une monarchie
pour des milliers de contrôles
bureaucratiques et policiers
Les citoyens sont réduits à l’état d’électeur anonyme
de bénéficiaire silencieux
La consultation s’opère en cinq minutes
dans un isoloir où on effleure des doigts
le sacro-saint feux de l’autodétermination
La petite danse séduisante des élections
prends un caractère purement formel
Car le réel pouvoir, centralisé, bureaucratisé =
s’exerce de façon illégitime
par une poignée d’individus avaricieux
qui s’enivrent toujours davantage
dans une impitoyable quête de profits
Rien pour le peuple, tout pour le lobby
La précarité et l’incertitude économique
minent la solidarité des honnêtes citoyens
incitent à l’indifférence
cristallisent l’insignifiance de nos existences
Nous éprouvons tous de la confusion
en ce qui concerne notre destinée
Il ne s’agit pas d’un problème personnel
mais d’un mal de société
Agit, car la bête lumineuse va t’avaler !
et je ne raconte pas de roman
J’écris pour vous provoquer
par ce que ce que je ressens
Ce n’est pas rassurant
Est-ce ma condition précaire
qui me tressaille l’intérieur
Y a t’il une autre question
que la mort d’ailleurs ?
Y a-t’il plus grande énigme
que le paradoxe
de nos brèves existences ?
Si peut-être…
La raison pour laquelle
à chaque instant
quelqu’un s’applique
à nous le faire oublier
Au lieu de méditer
à la finalité de nos actions
Personnelles et collectives
On consomme à un rythme effréné
Sept milliards d’individus sensés
ont oublié de penser ensemble
ont omis la présence d’autrui
N’admettre aucune autre alternative
que la concurrence et la rivalité
Au moment même où l’on enterre
les grands systèmes idéologiques
et que se tarissent les sources d’inspiration
sociétaires et religieuses
L’émergence de l’individualiste fanatique
du capitalisme intégriste
marque le début d’une ère de destruction
La vague expansionniste
n’épargnera rien, pas même ta maison
Car tout a un prix
Ton silence y compris
Autour de moi
comme partout sur Terre
des gens pourtant forts et fiers
se dépossèdent volontiers de leurs valeurs
pour multiplier leurs possessions
Mystifiés par les médias de masse
qui scandent des discours abrutissants
sur le caractère essentiel
de centaines de biens et services
Nous comprenons parfaitement
le véritable choix
qui s’offre à nous comme à nos enfants
Capitaliser ou capituler
Participer ou périr
L’eugénisme monétaire fait partie intégrante
des politiques sanitaires
de nos bons gouvernements
Une doctrine nécessairement immorale
mais économiquement nécessaire
Maîtrisées par une élite suffisante
la science et la technologie
constituant Jadis
une source inépuisable d’espoir
n’a que multiplié les méthodes de domination
Au lieu d’apporter des solutions concrètes
au problème de la pauvreté et de la pollution
Elles demeurent subordonnées aux riches corporations
qui en font usage pour leur seul bénéfice
sans aucun discernement
La victoire de la démocratie sur la tyrannie
n’a pas fait de nous des êtres plus libres
On a troqué une monarchie
pour des milliers de contrôles
bureaucratiques et policiers
Les citoyens sont réduits à l’état d’électeur anonyme
de bénéficiaire silencieux
La consultation s’opère en cinq minutes
dans un isoloir où on effleure des doigts
le sacro-saint feux de l’autodétermination
La petite danse séduisante des élections
prends un caractère purement formel
Car le réel pouvoir, centralisé, bureaucratisé =
s’exerce de façon illégitime
par une poignée d’individus avaricieux
qui s’enivrent toujours davantage
dans une impitoyable quête de profits
Rien pour le peuple, tout pour le lobby
La précarité et l’incertitude économique
minent la solidarité des honnêtes citoyens
incitent à l’indifférence
cristallisent l’insignifiance de nos existences
Nous éprouvons tous de la confusion
en ce qui concerne notre destinée
Il ne s’agit pas d’un problème personnel
mais d’un mal de société
Agit, car la bête lumineuse va t’avaler !
Héritage
J’ai vu dans ma petite tête
Et ce à mainte reprises
Le monde qu’ils ont conçu pour moi
Suivant leur formation
J’ai pris la forme du format
Formulé la finalité vie
Par la consommation et le profit
Pas de place pour l’imagination
Ni pour les compromis
Dès mon plus jeune âge
On m’a conditionné à penser
Qu’il faut avoir pour être
Qu’il faut ensuite s'affranchir
En achetant le même ensemble
d’accessoires essentiels que ton voisin
Il faut aussi t’émanciper de la masse
En t’achetant une personnalité
En te procurant des marques
L’important c’est de ne manquer de rien
Car le bonheur ne surgit pas du néant
Mais assurément du bien
On m’a dit que la vie est une course
J’ai voulu les meilleures notes
Les plus prestigieuses bourses
Leur pédagogie misanthrope
Axée sur la compétition
A fait de moi un être affamé
De pouvoir
D’ivresse et d’oisiveté
Finir le premier
En ménageant les efforts
Gagner son pari
Sans concession pour la planète
Sans considération pour autrui
Si ce n’est pas toi qui s’exécute
Ce sera un autre
La vie est une mêlée
Prends bien note
Si tu ne craints pas les conflits
Prends ta place dans les rangs
Dès que l’ordre est compris
Ne perds plus un instant
Intègre l’académie des valeurs modernes
Deviens toi-même promoteur
De ce système de preneurs
Mets la main sur ta part
Mets la main des autres à la pâte
Afin que toute la communauté concoure
À ce développement non viable
La défaite de la diversité en témoigne
Le criss ressuscité mendie
C’est un combat à finir
Entre la mondialisation et le reste du monde
Et c’est déjà commencé
L’hiver, il pleut pour te le prouver
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